mardi 11 mars 2014

Dernière semaine de notre périple

Nous avons conclu notre voyage d'un mois et demi par les jolies plages du Sud du Sri Lanka:

Tangalle



Mirissa
Oups! on a oublié de prendre des photos de Mirissa... En fait on y a rencontré des amies d'enfance françaises de passage ici pour les vacances et donc on a papoté et laisser l'appareil photo à la chambre!

sur la route de la côte
Hikkaduwa


Pas une goutte de pluie durant les trajets de moto, ni le reste du temps d'ailleurs! Par contre la moto nous a donné du fil à retordre: au bout de 5 jours elle n'a plus voulu démarrer le matin. On a bien passé 4 heures chez le mécano (c'est pas des rapides ici) pour changer la bougie et mettre une batterie neuve, mais rien n'y a fait. Du coup, tous les matins, c'était démarrage à la poussette. Et bien sûr ça faisait sourire les sri lankais de voir Elodie pousser la moto (avec Olivier dessus) en courant le plus vite possible!

Niveau animaux, cette année, à part les chiens, les singes et les varans, on a eu 2 nouveautés.

1. un serpent à Tangalle: il est tombé d'un arbre et est soudainement apparu devant la porte de notre chambre qui était ouverte...  on a réussi à appeler les gars de l'hôtel à la rescousse, qui ont fait fuir le serpent d'un gentil coup de pied... ça n'était pas un serpent venimeux nous ont-ils assurés!

2. une tortue qui a pondu ses œufs devant nos yeux à Mirissa! On était tranquillement attablé dans un resto sur la plage quand le serveur nous interpelle "euh excuse me, there is a turtle..." Donc, là ils ont éteint toutes les lumières car les tortues pondent seulement dans l'obscurité. Et pendant une demi-heure, la dizaine de clients du resto et les serveurs (et nous) avons observé la tortue avancer lentement sur le sable, chercher le meilleur endroit, puis creuser un trou pendant un bon bout de temps avec sa grande patte, et enfin délivrer deux par deux ou trois par trois la centaine d'oeufs qu'elle avait à pondre puis bien refermer le trou, le recouvrir d'une épaisseur de sable et finalement retourner dans l'océan. C'était assez inouï comme scène; malheureusement on n'a pas de photos à partager car le moindre flash aurait pu perturber la ponte.

Nous sommes désormais à Colombo pour deux jours. La capitale sri-lankaise a bien changé: de nouveaux gratte-ciels, les grandes chaînes d'hôtels internationaux qui s'installent, pleins de nouveaux restaurants tendance et une autoroute toute neuve de Colombo à Negombo (la ville de l'aéroport) qui divise facilement par deux le temps de trajet d'auparavant.

Enfin, on a eu une bonne surprise en arrivant dans notre boutique-hôtel. On ne connaissait pas, on a réserver cela un jour avant un peu au hasard sur Internet. Et il s'agit d'une magnifique maison superbement décorée avec ventilateur ancien, meubles sobres et élégants, balcon

et surtout un jacuzzi privatif, mais en plein-air au fond de la chambre... Quoi de mieux qu'un bon jacuzzi en regardant les étoiles pour finir une lune de miel!



   


jeudi 6 mars 2014

Montagnes et jungle



Suite à Adam’s Peak, nous avons filé vers la ville de Nuwara Eliya. Nous n’y avions pas séjourné depuis 2007 également. C’est une cité tranquille perché à 2000 mètres d’altitude, où la plupart des sri lankais viennent passer leurs vacances d’Avril pour profiter d’un peu de fraîcheur. La ville est reconnaissable par son lac et son hippodrome autour desquels errent des chevaux sauvages.
Nous avons dormi dans une charmante maison d’hôtes qui met à disposition des touristes son salon avec ses canapés et sa cheminée allumée tous les soirs à la tombée de la nuit -c’est-à-dire 18 heures. Pendant ses trois jours, nous avons fait :

Des ballades en moto dans les environs et de la moto-cross (enfin Olivier seulement) sur un vrai terrain de pro
chevaux devant le lac

moto-cross amateur sur un terrain professionnel
 
Des randonnées et pique-nique en forêt et parmi les plantations de thé
"single tree hill": un petit bosquet sur un sommet dans le village le plus haut du sri lanka

plantations de thé

petit déjeuner au soleil dans le jardin de notre maison d'hôte

 
Un footing autour du lac (désolé, pas de photos, mais des touristes nous ont pris en photo!)

Mercredi nous avons tranquillement commencé la descente vers le sud, et quitté peu à peu la montagne. 
Images prises sur la route:
dans la forêt... mais en fait ce n'était pas la bonne route, on s'est un peu perdu...

la vue de notre lieu de pique-nique
De la culture du thé, nous sommes passés à la culture du riz.
rizières en terrasse
Nous avons passé la nuit dans un hôtel perdu en pleine jungle au bord d’une rivière. L’eau est fraîche mais peu profonde ; ça a été notre terrain de jeu pour l’après-midi : remonter la rivière en sautant de rochers en rochers ou parfois à la nage.


la rivière sous le soleil (et oui il fait beau en fait! pas de grosses averses depuis le premier jour)

Nous avons déniché ce havre de paix au hasard, en suivant un panneau, sans regarder aucun avis sur Internet ou sur un guide (contrairement à d’habitude !). Du coup c’est la première fois depuis le début de notre voyage que nous sommes avec si peu de touristes. Il y a seulement un couple de sri lankais pour autres clients dans l’hôtel et dans le village, qui se nomme Belihul Oya, nous n’avons croisé l’ombre d’un étranger !    
seuls dans le restaurant, ça nous rappelle 2007

samedi 1 mars 2014

Nos deux premiers jours au Sri Lanka


Après un vol ultra-court de 40 minutes, nous avons atterri au Sri Lanka vendredi matin. Direct, on file chez notre loueur de moto, et quelques réglages (mécaniques) plus tard, nous sommes sur la route et presqu’aussitôt dans des paysages de forêt et plantations de thé. On avait 123 km à parcourir pour rejoindre Hatton dans le centre de l’île ; ça nous a pris 4 heures, durée à peu près normale ici.

Tout se passait parfaitement, pas trop de circulation ni de gros bus, et le soleil brillait… jusqu’à notre arrivée à Hatton où ça a été le déluge total : gros orage ! On a réussi à s’abriter, nous, la moto et nos sacs à temps sous un toit de fortune et on est resté là au moins une heure à attendre que ça passe ! 

Les locaux nous ont dit que ça faisait 3 mois qu’il n’avait pas plu… Et là on s’est vraiment dit qu’on avait la poisse et qu’on allait peut-être arrêter d’aller au Sri Lanka car les deux dernières fois que nous sommes venus, c’était sous la pluie, et en moto c’est vraiment pas drôle !

Finalement, quand la pluie a été un peu moins forte, nous sommes partis à la recherche de notre hôtel pour la nuit, avec notre équipement complet de pluie. Après quelques visites nous avons trouvé un hôtel assez sommaire mais suffisant pour la nuit.

Le lendemain, nous avons repris la route pour 30 kilomètres afin d’arriver au pied d’Adam Peak, le deuxième plus haut sommet du Sri Lanka. Nous l’avions déjà gravi en 2007, on voulait se mesurer une deuxième fois à cet effort physique… Oui c’est quand même 5 831 marches à monter, et autant à descendre ! Et en 2007 j’avais (Elodie) eu un peu de mal à finir la descente sans l’aide d’Olivier… c’est que ça fait très mal aux genoux ! Donc j’avais quelque chose à me prouver cette année, et ma foi, j’ai relevé le défi sans trop de problème. Tout s’est passé nickel pour nous deux, nous avons fait la montée et descente en 4h30 incluant 30 minutes de pause au sommet. Plutôt contents ! 
le début du chemin avec le pic au loin

les derniers 500m, ça monte dur
le pic dans les nuages, lors de notre descente
une jolie dagoba blanche au milieu de l'ascension
 Pour le côté culturel (et pour ceux qui ne souviendraient plus de l’article de 2007), le pic d’Adam est le plus grand lieu de pèlerinage pour les bouddhistes au Sri Lanka. Au sommet, il y aurait la trace du pied d’Adam… les fidèles viennent prier et vénérer ces « empreintes ». Ils viennent en famille, il y a de jeunes enfants et des vieillards qui gravissent, à leur rythme, ces milliers de marche. C’est assez impressionnant, la dévotion et la foi semble faire oublier la douleur… les plus jeunes soutiennent les plus âgés à gravir les marches une à une. Certains ni survivent pas d’ailleurs…
au sommet, repos bien mérité avec les autres pélerins
rafraîchissement des pieds dans la rivière glacée, ça fait trop du bien!
 Les pèlerins font en général l’ascension la nuit, avec un départ vers 2h du matin pour arrivée avant 6h au sommet et ainsi voir le lever du soleil. C’est ce que nous avions fait en 2007 mais il pleuvait (encore une fois !) et donc nous n’avions pas vu du tout le soleil ! Cette année nous avons décidé de faire cela en journée pour admirer le paysage et éviter la foule car les escaliers ne sont pas trop larges et apparemment il y a souvent des bouchons « humains » le samedi. Et comme nous sommes en altitude, la chaleur est restée supportable.  
Bref, ça a été une 2ème expérience plutôt réussie. 

et pendant toute la montée et la descente, Milou nous a accompagné
ça a fait beaucoup rire les sri lankais de voir 2 blancs avec un chien (on a croisé seulement 2 étrangères parmi les milliers de locaux, donc on sortaient un peu de décor!)
 

mardi 25 février 2014

Varkala, plage, soleil, piscine, détente et baba-cool



Le long de la mer d’Arabie, une ville indienne du nom de Varkala est un petit coin de paradis. Cocotiers, sable fin, mer bleue et calme à 27 degrés, plage surplombée par une falaise, sur laquelle a été aménagé un sentier bordé de boutiques d’artisanat et de restaurant plein air.

la plage et sa falaise
la plupart des échoppes sont tenues par des tibétains vivant ici depuis plusieurs générations
Ici, ce n’est plus tellement l’ambiance voyage de noces qui domine mais plutôt les touristes « hippies » tel qu’on les imaginait ; c’est-à-dire, barbe longue, tenue vestimentaire indienne (longue robe colorée, pantalon large, tee-shirt baba-cool), attitude bizarre style sur la plage style méditation, houla-up, posture de yoga…

les cours de yoga en plein air

la piscine de notre hôtel

Tout le monde se ballade avec son tapis de yoga sous le bras, vraiment ! Bref, tout le monde a une vie très saine ici, prend soin de son corps et son esprit. J’ai tenté le massage ayurvédique, la spécialité locale, ça consiste principalement en un étalage d’huile chaude sur le corps et les cheveux. Pas désagréable mais je préfère les vietnamiens ! Olivier n’a pas essayé car seulement les hommes massent les hommes ici (et les femmes les femmes) !
notre plus belle chambre pour l'instant, avec une jolie déco indienne

l'eau sacrée ; les religieux se lavent dans ce bassin appartenant à un temple hindouiste



  

dimanche 23 février 2014

Dans les backwaters (canaux) du Kerala




L’une des majeures attractions touristiques du Kerala est une balade dans les canaux longeant la mer et rizière. Cette activité se trouve à Allepey et est très prisé pour les voyages de noces des jeunes couples indiens mais également –on vient de le découvrir des jeunes mariés occidentaux. Du coup, tous les touristes européens que l’on rencontre sont soit en voyage de noces ou soit ici pour revivre leur voyage de noces effectué en Inde dans les années 70 ! Comme quoi on n’a pas spécialement fait dans l’originalité ! 






Bref, donc en général, les couples partent deux jours sur un joli bateau en bois avec chambre et repas à bord. Comme nous avons déjà fait la baie d’Halong qui est assez similaire comme expérience, nous  avons choisi l’option plus sportive, c’est-à-dire le kayak. Et ma foi, c’était plutôt sympa. Nous avons pagayé dans les canaux et de temps en temps on remontait sur le bateau à moteur pour aller à un autre endroit. Plutôt sympa comme alternative aux gros bateaux un peu plus touristiques !! On a eu la chance d’assister à plusieurs tranches de vie des villageois avec en tête, le brossage de dents, la douche matinale, le lavage du linge, la vaisselle ou encore la pêche à la ligne par les femmes (il semble qu’il n’y a qu’elles qui bossent ici !!).

C’est aussi pour nous le bon moment pour partager 3 des choses qu’on voit de ville en ville au Kerala : les motos Royal Enfield que nous essaierons demain en virée, les dromadaires (on a passé notre tour) et les vieilles voitures dites Ambassador !!!